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lundi, 20 février 2006

La corrida pour ou contre?

La corrida est un spectacle qui occupe une place primordiale dans certaines régions de notre belle France. Selon vous, a-t-elle sa place? Personnellement je défends avec intérêts le OUI.

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Commentaires

Sur mon blog http://parolesdanti.midiblogs.com/ vous m'avez invitée à venir m'exprimer ici. Voici donc quelques-uns de mes arguments.

Au XXIe siècle, la corrida n’est rien d’autre que la torture légale et la mort d’un animal, en public, pour le plaisir d’une petite minorité.
Pendant quinze longues minutes, le taureau va encaisser jusqu’à un mètre-cinquante d’armes blanches dans le corps avec la pique, les harpons, le poignard et la dague…

il faut aussi savoir qu’un bon nombre de taureaux sont mutilés et drogués pour que les toreros prennent de moins en moins de risques, en gagnant de plus en plus d’argent.
Comment oser encore parler d’un combat d’égal à égal ?

Enfin, cet immonde business est subventionné par l’argent de tous les contribuables !

Ecrit par : Starozinski Claire | mardi, 21 février 2006

je voudrais juste dire que contrairement à ce que l'on pense la corrida passe avant tout par l'amour du taureau. j'ai entendu "el juli" dire que le jour ou tu perds le respect du taureau tu n'es plus un matador. je suis un passionné de tauraumachie je me rends regulierement dans differentes arenes et ce qui m'attire toujours et même de plus en plus c'est le toro l'amour que je lui porte le respect que je lui porte le frisson que j'ai, quand j'ai l'occasion de me retrouver en contre piste ( callejon), quand je le sens passer a quelques metres de moi ou encore mieux l'occasion de croisé son regard effrayant mais en même temps tellement envoutant.... je pense que la corrida lui permet de s'exprimer dans se nature de combattant, lui permet de nous faire voir à quel point il est courageux, brave et surtout puissant.... enfin je suppose que je pourrais encore ecrire de longues lignes sur le toro mais je ne suis malheureusement pas assez "écrivain" et cette passion est presque indescriptible tellement elle est puissante.

Ecrit par : zico | vendredi, 24 février 2006

Je voudrais tout d'abord remercier Midilibre d'avoir élu mon blog BLOG DE LA SEMAINE. Mais je pense que cette "récompense" je la dois aux personnes, antis ou non qui sont venues discuter des sujets polémiques. Merci à eux aussi. Merci aussi à madame Starozinski Claire qui milite contre la corrida et qui a accepté mon invitation. Je voudrais ajouter que la corrida est un combat d'égal à égal, quoi qu'on en dise, ce combat est pur et, je pense, équitable. C'est vrai, la corrida existe encore et il faut s'en féliciter! Les arènes offrent un spectacle fabuleux et il me semble juste de dire que la tauromachie ne profite pas a une minorité mais je pense sincèrement que dans des villes comme Nîmes, Arles ou encore Béziers, la tauromachie fait vibrer des milliers de personnes. Zico a raison sur toute la ligne, la corrida passe avant tout par l'amour du toro. Ayant eu moi aussi la chance de me retouver quelques fois dans les callejons à Nîmes, je comprends ce que veut dire Zico sur le toro, c'est totalement indescriptible. Merci pour ce témoignage poignant.

Ecrit par : antonito | vendredi, 24 février 2006

Ola, Antonito,
Pour répondre à ta question, oui, clairement, la tauromachie a toute sa place dans nos régions du Sud.
Amoureux des fêtes du Sud ( Pampelune, Dax, Aire, Hagetmau, Arles et bien sûr Nîmes), habitué depuis des lustres à l'ambiance féria, aficionado modéré (amateur, mais sans plus), festayre avant tout, j'affirme ici que les fêtes n'existent et ne se vivent chez nous que lorsque les toros sont dans l'Arène et la musique dans la rue.
On peut discuter pendant des heures avec les anti-corridas, il n'y a rien qui avancera: j'ai parfois l'impression qu'on ne fait pas partie du même monde... De plus, je n'ai pas de temps à perdre: une fête se termine, une autre se prépare...
Je m'en vais dans quelques heures en Hollande, à l'invitation de gens qui n'ont pas la tauromachie dans leurs traditions, mais qui au fil des férias passées chez nous ont compris le lien indissociable chez nous entre la Féria et la corrida. Sans l'approuver réellement, ils respectent, et çà, ça n'est pas donné à tout le monde...

Ecrit par : Manon | vendredi, 24 février 2006

je suis touché de ta reaction sur mon temoignage je voulais juste te dire que je ne connaissait pas ton blog jusqu' a que je lise mon midi libre ce matin et je dois dire que je comprend pourquoi ton blog a étais élu blog de la semaine et crois moi il le mérite bien. J'aimerais savoir d'où es tu si tu peux me répondre je suppose que tu as acces a ma boite mail. encore felicitations et comme on dit suerte.

Ecrit par : zico | vendredi, 24 février 2006

Moi, je suis une passionée de taureaux, mais , plus du coté course camarguaise , bien, que je me suis intéressée à la corrida depuis 2 ou 3 ans... je me suis abonnée à "planet corrida", où il y avait beaucoup de belles photos et commentaires.. Etudiante en Bac, je tiens à souligner que les gens ne voyent pas l'art contemporain de la tauromachie et tous ses aspects. c'est vraiment une passion. Le taureau est destiné à cette coutume, tradition et il ne faut vraiment pas la supprimer... quand je vois toute ces cohues pour êtres soit disant "contre" la corrida, bien... je me dis que ... ces pauvres gens , bien, on vraiment rien à faire de plus , et qu'il voudrait mieux qu'ils aillent ailleurs faire leurs cinémas pour lutter contre des choses plus crédibles, toutes les misères, souffrances humaines, déjà rien que là, ya du travail... au lieu de flaner et d'emmerder dans les rues...

Ecrit par : Aurélie | vendredi, 24 février 2006

Je defends aussi le oui! La corrida fait partie de nos traditions et nous sommes portés par un respect et un amour du toro que ne peuvent pas comprendre les "antis" parce qu'ils ne connaissent pas la corrida, on ne leur jamais expliqué. "On dit que le toro n'a pas sa chance, à l'homme de saisir la sienne à force d'art et de courage" ( Claude Popelin) longue vie à la corrida!!

Ecrit par : Mathilde | vendredi, 24 février 2006

Merci pour ce soutien, ça fait plaisir!!
Enfin des gens réalistes. Pour répondre brèvement à Zico, je suis étudiant à Montpellier (où je réside la semaine) mais je suis nîmois tout le week end. Je n'ai pas accès à ta boîte mail en revanche tu peux, si tu le désires m'envoyer un mail (l'adresse est juste en dessous de l'album photos).
Pour en revenir à nos moutons, ou plutôt à nos toros, ces témoignages m'ont fait plaisir car ils apportent une certaine fraîcheur au débat. La question ne serait plus : la corrida pou ou contre, mais plutôt : Pourquoi la corrida? Il est vrai que je me suis posé plus d'une fois la question, pourquoi la tauromachie a traversée les Pyrénées? Pourquoi nous l'avons aussi bien acceuilli dans le sud et repoussé dans le nord?

Ecrit par : antonito | vendredi, 24 février 2006

Dabord félicitations pour ce blog où la courtoisie (à une exception près) semble de règle. Puis-je vous livrer un témoignage personnel d'aficionado repenti ? J'ai assisté à plusieurs corridas dans les arènes de Nîmes, au temps de gloire d'El Cordobès, Litri, Puerta, etc. En tant que journaliste télé, il m'est même arrivé d'en commenter. J'ai totalement changé d'optique le jour où je suis aller interviewer, au Centre de rééducation de Cerbère, un torero célèbre, grièvement blessé et probablement handicapé à vie. J'ai lu dans ses yeux toute la détresse du monde et je me suis senti coupable : cet homme avait mis sa vie en danger pour satisfaire notre voyeurisme, nos pulsions morbides, nos plaisirs d'esthètes. Du pain et des jeux ! Aucun spectacle ne vaut la vie d'un homme. Et je ne m'étendrai pas sur les souffrances inutiles infligées aux chevaux et aux toros. Aujourd'hui, pour moi, quels que soient les jolis mots dont la parent ses défenseurs, la corrida ne m'apparaît plus que comme une survivance barbare, une soupape, un défoulement - peut-être nécessaire - par matador interposé.

Ecrit par : Pierre B. | samedi, 25 février 2006

Votre propagande en faveur de la corrida est à double tranchant. Elle amènera les gens à se poser des questions et à écouter les arguments des opposants à la corrida. Et quand ils découvriront la réalité de la corrida, une majorité d'entre eux la condamneront.Je suis bien tranquille, le temps travaille contre vous, car l'histoire ne revient jamais en arrière et votre popagande est une tentative de retourner à des temps qui sont révolus.

Ecrit par : L'OBSERVATEUR | samedi, 25 février 2006

Pierre B. vient de nous offrir un témoignage qui pousse au respect. Comme vous le savez peut-être, je n'ai que 21 ans et je souhaite devenir journaliste. Tout d'abord, un commentaire d'un ancien rédacteur en chef de France 3 Sud me comble, mais c'est surtout le côté émotionnel de l'homme qu'il faut regarder. Quelqu'un qui a commenté des corridas, qui "baignait" dans le mundillo, qui tout à coup, après un interview à Cerbère (où Nimeño II séjourna) a basculé de l'autre côté nous rappelle la fragilité de la corrida. Je comprends la réaction de Pierre B., voir un homme sur un lit en sachant qu'il ne pourra peut-être plus marcher, c'est dur. Mais je ne pense pas qu'il faille réagir comme cela. Prenons pour exemple Nimeño, même si ses séjours au centre de Cerbère furent extrêment éprouvant pour lui ainsi que pour sa famille, il n'avait comme but que de retourner dans l'arène. Il est vrai que lorsqu'il s'est rendu compte qu'il n'y descendrait plus jamais où alors dans les "callejons" il s'est donné la mort. Il ne faut pas nous culpabiliser, nous faisons parti du spectacle mais à ces débuts, lorsqu'il "tientait" toutes la journée, l'accident aurrait pu aussi arriver. Pour un matador, c'est une passion, comme la vitesse pour un pilote automobile (les spectateurs n'y ont rien à voir). Pour ce fameux torero qui avait la détresse dans les yeux, n'était-ce pas plutôt la peur de ne plus pouvoir toréer? Je veux ce débat pour la tauromachie, je veux confronter toutes nos idées, je ne veux certainement pas revenir en arrière...

Ecrit par : antonito | samedi, 25 février 2006

Cher Antonito, je ne cherche pas à vous culpabiliser, encore moins à vous "convertir". Mon expérience me prouve que dans ce domaine, passionnel s'il en est, aucun argument ne parviendra jamais à convaincre le tenant de l'opinion contraire. Je compte, aujourd'hui encore, quelques amis dans le mundillo. Ils m'ont même invité à m'exprimer dans une de leurs revues, et je respecte leur aficion. Il n'empêche : j'ai honte de l'avoir partagé. Evidemment, cela n'engage que moi.

Ecrit par : Pierre B. | samedi, 25 février 2006

Je comprends totalement votre démarche et je suis heureux que vous veniez la partager sur ce blog. J'ai créé cet espace de discussion justement afin de lever le voile sur quelque chose qui, je l'avoue, m'énerve un peu. Je pense la même chose que vous, on ne peut pas faire changer l'opinion sur ce sujet mais j'aimerais savoir pourquoi. Je ne parviens pas à trouver la raison de ce blocage d'opinion, pourquoi chaque partie se braque? Le but de cet espace est donc de délier les langues et de pouvoir parler courtoisement d'un sujet délicat. Mais je ne comprends pas pourquoi vous vous sentez honteux d'avoir été un aficionado? Si des matadors "jouent" leur vie dans l'arène, je ne pense pas que les spectateurs doivent se sentir honteux.

Ecrit par : Antonito | samedi, 25 février 2006

Merci de l'intérêt porté à ce point de vue parmi d'autres. Votre ouverture d'esprit montre que vous n'êtes pas un de ces « bas du front » prompts à l'insulte qui déconsidèrent leur cause, pro ou anti, sur certains forums et stérilisent tout débat. Arrêtons les anathèmes, cessons de nous diaboliser mutuellement, de nous caricaturer, ce sera déjà un pas vers le dialogue. Par là, je réponds un peu à votre question sur le "blocage".
Me concernant, oui c'est vrai, je ne suis pas fier d'avoir cautionné, à l'époque ,par ma présence et mon (très relatif) impact médiatique le spectacle d'hommes risquant leur vie pour démontrer leur courage et leur virilité, pour du pognon et un peu de gloriole. Pour procurer du plaisir, des émotions dont l'art tauromachique est l'alibi. Bref, simplement pour faire vibrer - j'allais écrire pour faire bander - les foules. Il y a dans la corrida comme un dévoiement de l'héroïsme et une forme de prostitution qui me gênent. Sans m'appesantir sur le sort des animaux (ce qui est une autre question), je dirai qu'elle ravale son public et ses acteurs. Qu'elle renvoie aux temps antiques des belluaires et gladiateurs. Des siècles d'humanisme pour se retrouver là !
Mais après tout, je le répète, on peut concevoir les corridas comme un exutoire. Les supprimer me paraît aussi néfaste, toutes proportions gardées, que la fermeture des maisons de tolérance. Dans ce cas-là, je militerais sans doute avec vous pour le retour des corridas... mais avec des toros emboulés. Ah, pardon, il paraît que ça existe déjà.

Ecrit par : Pierre B. | samedi, 25 février 2006

Je suis totalement d'accord sur le fait qu'il faille arrêter de nous diaboliser mutuellement, c'est la raison principale pour laquelle j'ai créé ce modeste blog, afin que les individus divergeants confrontent leurs leurs idées ainsi que leurs points de vue car je suis sûr qu'il n'y a pas de quoi se faire la guerre... Là où je ne suis pas tout à fait d'accord, c'est lorsque vous parlez de virilité et de gloriole, je ne pense pas que les toreros agissent en premier pour cela! Je ne veux pas des corridas comme exutoires, si on en arrive là, c'est vraiment grave, où en serait la société? Dans quel chaos vivrons nous? Par contre, une question se pose vraiment, si la corrida gène autant dans l'état actuel des choses, pourquoi, au lieu de vouloir la supprimer, les "antis" ne proposent-ils pas un autre règlement?

Ecrit par : Antonito | dimanche, 26 février 2006

J'ai peut-être poussé le bouchon un peu loin, Antonito, je le reconnais volontiers. Mais, quand on parle corrida, parfois je vois... rouge.
Quant aux propositions des antis purs et durs, il faudrait leur demander.
A titre personnel, permettez-moi de vous souhaiter une belle carrière de chroniqueur taurin. Et pourquoi pas dans un autre registre, comme le laissent présager vos débuts de cyberjournaliste ?

Ecrit par : Pierre B. | dimanche, 26 février 2006

Cette question est peut-être la plus embarrassante de toutes!!! Comme vous le savez surement, pour devenir journaliste, c'est la jungle, j'ai une licence 3 d'information communication et je pense tenter les concours de plusieurs écoles cet été. Je me suis rendu compte que dans ce métier (si beau et important soit-il), le "piston" est la forme d'embauche la plus prisée. Ma famille n'ayant aucune connaissance dans le milieu, c'est pour moi difficile de me faire une place. Durant les ferias de Nîmes, je vais au journal La Marseillaise. Avec leur équipe, j'ai pu accéder deux aux callejons, et souvent je fais quelques papiers de comte-rendu. Si d'ici l'an prochain je ne trouve pas de place dans un journal de la PQR, je pense que je ferais quelque chose dans le cyberjournalisme. Encore une fois vos commentaire me vont droit au coeur et je vous en remercie.

Ecrit par : Antonito | dimanche, 26 février 2006

En tant que Vice Président du CRAC (comité radicalement anti corrida), je desespère de ne pouvoir me confronter à un aficionado dans un débat télévisé de bonne tenue.
Plusieurs journalistes nous ont déjà contactés. Mais, disent-ils, impossible de trouver un taurin qui veuille se mesurer au CRAC. Ils finissent par penser, nous confient-ils, qu' ils manquent de courage... Ca la fou mal pour un mundillo qui s' affiche de manière "virile", voire macho.
Allons, messieurs, UN PEU DE COURAGE !!

Thierry Hely

Ecrit par : Thierry Hely | mardi, 28 février 2006

Enfin j'apprécie un anti qui puisse dire qu'il souhaite un débat en bonne tenue car malheureusement il est rare de pouvoir se confronter à vous sans que vous soyez violent dans vos propos. J' aimerais beaucoup participer à ce genre de débat mais j'ai bien peur de ne pas en avoir l'occasion, je pense que l'on invite dans ce genre d'émission télévisé ( je dis ça car j'en vu une il y a quelques années sur arté) que des responsables de corrida ou des directeurs d'arènes mais jamais de simples aficionados qui vivent la tauromachie comme amoureux et non dans le profession. Je pense réellement que le point de vu n'est certainement pas le même. Nous vivons la corrida mais nous n'en vivons pas. Maintenant je n'aurais pas la prétention de vous faire changer d'avis mais j'èspères au moins vous fair comprendre pourquopi j'aime ça. Je voulez finir en vous disant que pour faire ceci je n'ai pas besoin de courage, j'ai juste besoin que vous soyez prêt à m'écouter au lieu de me traiter de criminel...

Ecrit par : zico | mercredi, 01 mars 2006

J'apprécie tout autant cette invitation en débat mais, bien que l'idée me paraisse bonne, je ne crois pas être la personne personne idéale car bien trop jeune, sans expérience télévisuelle et surtout inconnu dans le mundillo. Je ne suis pas aussi sûr que vous en ce qui concerne mes collègues aficionados. Je pense qu'en demandant aux bonnes personnes, vous devriez déboucher sur un débat alléchant. Votre offre est toutefois une très belle offre car vous vous engagez à un débat "au dessus de la ceinture" c'est-à-dire sans injures ni conneries, c'est assez rare pour l'apprécier à sa juste valeur. Je ferai part de votre requête à d'autres aficionados afin que cette demande soit répandu le plus possible. Vous savez, je ne pense pas que c'est un manque de courage que de refuser votre, nous avons tellement été habitué à ne débattre qu'avec des ahuris, des "antis" qui agressaient à tout va que désormais, chacun prend ses précautions. Sur http://tauromachie.midiblogs.com nous voulons un débat ouvert en toute courtoisie et pour l'instant vous le respectez, si vous voulez, vous pouvez poster les commentaires qui vous font plaisir afin d'ouvrir un débat qui, peut-être débouchera sur quelque chose de plus important.

Ecrit par : Antonito | mercredi, 01 mars 2006

LA CORRIDA : TORTURES POUR SANGUINAIRES ET EXCITES AUX INSTINCTS PRIMAIRES

Dans notre pays dit "civilisé", la France, on autorise encore, au nom de la tradition et de la collecte de voix pour les élections), ce spectacle sanglant et cruel qu'est la corrida, réprouvé par 83 % des Français.
La corrida consiste à torturer 6 taureaux pendant 1/4 d'heure chacun. Passé ce laps de temps, le taureau finit par comprendre qu'il ne faut pas foncer dans l'étoffe rouge ... mais sur le toréro. Là, intervient le picador qui enfonce une lance jusqu'à 30 cms de profondeur et ... fouille la plaie afin de cisailler le ligament de la nuque et contraindre l'animal à baisser la tête. On élargit la blessure pour provoquer des hémorragies externes en y plantant des banderilles : 6 harpons de 7 cms dans la chair avec une longueur de manche et un poids suffisant à l'extérieur pour balancer et triturer le taureau au moindre de ses mouvements.
Puis... l'animal est mis à mort au mieux d'un seul coup d'épée ! (Triste record détenu à ce jour : 34 tentatives). Tout ceci se déroule sur le registre très pervers de la séduction : couleurs, habits de lumière, fanfare, soleil : tout est pensé pour occulter la réalité sanglante pendant que la foule en délire crie, chante, applaudit. Vous avez dit civilisés ? A quand le retour des gladiateurs ?
Savez-vous que certaines écoles de tauromachie accueillant des enfants dès 6 ans perçoivent des subventions publiques ainsi que les organisateurs de corridas, dont le total se porte à plusieurs millions d'euros : l'argent des contribuables bien sûr, le vôtre ; ça vous fait plaisir ?
Cabrel a si bien chanté la corrida en faisant parler le taureau, extraits :
"Dans les premiers moments, j'ai cru qu'il fallait seulement se défendre, mais cette place est sans issue, je commence à comprendre ..."...Sentir le sable sous ma tête, c'est fou ce que ça peut faire du bien, j'ai prié pour que tout s'arrête, Andalousie je me souviens, je les entends rire comme je râle, je les vois danser comme je succombe, je ne pensais pas qu'on puisse autant s'amuser autour d'une tombe..."
Sans commentaires superflus !!!.....Olé !!!!

Stella Vidal

Ecrit par : stella vidal | mercredi, 22 mars 2006

Ho que c'est malheureux d'en arriver là...
Un tel point de dégoût, mais, avez-vous seuelement vu une corrida?
Pour pouvoir parler, il faut connaître... Tout d'abord je ne sais pas d'où vous sortez ce fameux sondage où 83% des français réprouve ce spectacle. En attendant, les arènes sont toujours bel et bien pleines à craquer lors des ferias. La fiesta brava reste, dans notre région, un fait incontournable. Le picador, si seulement cela vous intéresse, ne plante pas un lance de 30 cm mais une pique de moins de 15. Encore une fois les informations des antis acorridas sont fausses et vous persistez dans ce domaine. On ne dit pas non plus école tauromachique mais bien école taurine. Oui je suis content qu'une partie de mes impôts aille dans ce genre d'association. Pourquoi un club de foot y aurait droit et pas une école taurine? Je soutiens les enfants qui vont dehors, qui regardent les toros, qui apprennent des choses sur la vie et sur la mort plutôt que ceux qui restent enfermer devant la télé à siroter un soda bon marché plein de sucre...
Mais comme le disais Brassens : Quand on est con on est con.

Ecrit par : Antonito | vendredi, 24 mars 2006

Merci tout d abord pour tous ces échanges d idées et de sensations, que l on soit pour ou contre !! merci également de nous permettre à tous de pouvoir réagir, aimer ou hurler, bref s exprimer sur cet art qui depuis des siècles ne laisse jamais indifférent...
Je suis une passionnée de son histoire, de ses hommes et du toro mais j avoue avoir de plus en plus de mal à argumenter tant le côté "business" me paraît prendre le dessus.
On a jamais vu autant "d'indulto" que dans ces 5 dernières années, alors que le bétail s affaiblit, perd de sa caste et de sa noblesse (???)
Et que nous annonce cette nouvelle temporada, alors que les ganaderos eux.mêmes avouent à demi.mot que le bétail adulte français n est pas vraiment prêt !!!
J ai bien peur que cette spirale ne favorise à moment donné les réticents de tout poil.
J aimerai également savoir s il existe sur Montpellier ou environs des soirées projection, débats ou tout simplement rencontres pour partager nos racines ?
Merci encore pour cette idée super !!! et suerte !!

Ecrit par : gil Hélène | lundi, 03 avril 2006

Bonjour et merci pour beaucoup pour ces quelques mots.
Je tiens tout d'abord à te rassurer, ici on parle de tout ce qu'on veut tant que ça a un rapport de près ou de loin avec le monde tauromachique. Tu peux même, en postant un nouveaux commentaire, faire naître un nouveau thème qui te paraît intéressant. J'ai créé ce blog car je suis étudiant à Montpellier et malheureusement il n'y a rien du tout sur la tauromachie!! Comme je suis natif de Nîmes et que j'y passe tous mes week-end, j'essaie un peu de me divertir en discutant avec des passionnés de corrida. Il est vrai que la temporade s'annonce quelque peu difficile mais je suis tout de même confiant. Le ton sera donné donné dans deux semaines en Arles ou du bétail français est prévu (je pense aux novillos de Gallon qui me tiennent particulièrement à coeur). Nous verrons par la suite la feria de Nîmes et celles du Sud Ouest. Le plus va être, encore cette année, de voir des toros qui sortent de ganaderias espagnoles un peu ''inconnues'' du grand public. Quelques unes d'entre elles me font un peu peur mais il faut voir le bon côté des choses : on ne pourra être surpris que dans le bon sens du terme!!
N'hésites pas en envoyer d'autres commentaires...

Ecrit par : Antonito | lundi, 03 avril 2006

Antonito,
Tu termines ton commentaire à mon égard par un morceau de phrase emprunté à Brassens "quand on est con, on est con". Si ça te fait plaisir je suis con au moins autant que toi ! Je te retourne le compliment.
Oui j'ai déjà vu une corrida, car je voulais savoir. J'y suis allée avec un couple d'amis dentistes qui vont en voir 2 ou 3 par an, et qui m'expliquaient jusqu'au moment où,... j'ai dû sortir tellement j'étais révoltée et mal, au bord de l'évanouissement ou du pétage de plombs, je ne sais même plus.
J'aurais voulu que le taureau embroche le torero, et, peu importe le vocabulaire adapté, tu me comprends très bien.
Même remplies toutes en même temps, le même jour, les arènes de France ne contiennent pas le dixième du quart de la population Française.
Oui ce chiffre de 83 % est exact, je retrouverai ma source et te la communiquerai.

Ecrit par : Stella Vidal | mardi, 11 avril 2006

J'attends encore cette fameuse source...
Je suis content que tu sois allé voir une corrida, c'est la moindre des choses pour quelqu'un qui s'y oppose. Le couple de dentistes, à vrai dire, est moins intéressant. Je me fous un peu de leur profession car ce qui m'intéresse est plutôt leur aficion. Sont-ils de vrais aficionados? Si oui c'est très bien et je les en félicite. Si non, c'est un peu bête d'aller à la course si c'est seulement pour amener une fille qui est contre. Le but de la corrida est le combat entre l'Homme et le toro. Comme tu le dis aussi bien le torero peut se faire embrocher, c'est la règle et cela arrive fréquemment. Nous n'allons pas à la course pour voir le toro mourir ni pour voir le torero recevoir une cornada qu'il se rappellera toute sa vie dans le meilleur des cas mais nous y allons afin de voir un spectacle émouvant, le toro est un dieu du combat et n'oublions pas qu'il est élevé pour cela. Il est choyé jusqu'à l'arrivée dans l'arène et le torero l'a en estime tout au long du combat.

Ecrit par : Antonito | vendredi, 14 avril 2006

tout d' abord j aimerais repeter a notre chere stella que le corrida passe avant tout par l'amour du toro je comprend que l'on puisse ne pas comprendre ce point de vue mais qu'on le respecte. Moi j'aime ça depuis toujours je suis né au milieu d'aficionados mais je respecte et comprends les gens qui ne l'aime pas. Alors s'il vous plait stella je ne vous demande pas de me comprendre mais au moins de me respecter au moins autant que ce que je le fais. Comme le dit antonito les toros de combat sont élevés pour la corrida ce qui veut dire que si il n'y a plus de corridas demain ça sera la disparition d'un espece de toro nobles. Le combat du toro est naturel depuis qu'il est né il ne survit que grace a la defense de son territoire au milieu du troupeau. C'est exactement la même chose qu'il fait lorsqu'il rentre dans l'arene. Je pense que la corrida fait ressortir l'aspect combatif, la beauté, la bravoure, du toro. Bref je n'ai pas la prétention de vous faire changer d'avis mais au moins que vous ayez pu lire ce que je vis à travers la corrida. Je voulais finir en repetant a antonito tout mon respect pour ce site qu'il tient a merveille en repondant aux anti avec ce phrasé qui est digne d'un torero face a un toro je trouve que tu viens de nous faire encore une belle serie de veronique.....

suerte compadre

Ecrit par : zico | dimanche, 16 avril 2006

Que de gentillesses... Tu m'en vois un peu gêné!! Hier je suis allé comme prévu en Arles pour voir un peu comment la feria se passait. Je suis allé voir la novillada Gallon et encore une fois j'ai compris pourquoi j'aimais la tauromachie. Toi, Zico, qui aimes les toros bravos, hier il y en eut un ou deux d'une grande caste. La présentation était magnifique, les novillos étaient armés de façon majestueuse... De très beaux novillos, merci à la famille Gallon d'avoir présenté ce lot. Du côté des novilleros, c'était un peu juste mais tout de même honorable. Un "El Moronta" qui s'est fait peur en évitant de peu une cornada qui l'aurait hantée jusqu'à la fin de ses jours, un David Esteve qui a réalisé une bonne performance, il a été bien sérieux dans tous les domaines mais a manqué de chance à l'épée. Pour finir, Joselito Adame a usé de quelques belles passes à la cape mais n'a pas fait gronder les pierres à la muleta, pas de chance. Enfin, tout ça pour dire que la novillada ainsi que la corrida ont encore de beaux jour devant elles!!! Suerte aficionados

Ecrit par : Antonito | dimanche, 16 avril 2006

Je sais que t devais y alle é mais faute de budget je n'ai pas pu m'y rendre mais je viens de lire les commentaires sur corrida.tv et tu me confirme ce que j avais lu. Je voulais te dire que lors de la feria d'ales pour le we de l' ascencion (donc dans mes arenes) on reçoit espla le samedi et apparement des toros, pour le dimanche, dont je ne connait meme pas le nom d'elevage mais qui apparement sont tres combatifs ( je crois une lignee de palha vu qu'ils sont portugais) si tu compte venir fais moi le savoir j'y travaillerais donc pourquoi se rensontrer et aller boire une sangria sur la feria en sortant des arenes

suerte compadre

Ecrit par : zico | dimanche, 16 avril 2006

Antonito, tu m'as fait découvrir ce blog-là suite à mon commentaire sur ton autre blog ce jourd'hui-même. J'ai lu des choses horribles qui m'ont vraiment choqué, j'en apprends beaucoup sur la corrida (je ne suis jamais aller voir une corrida et n'irai d'ailleurs jamais, néanmoins j'ai déja pénétrer dans les arènes de Nîmes, je dirai quand et à quelle occasion à la fin de ce commentaire), la corrida, le monde taurin, d'après ce que j'ai compris, est une institution culturelle, un microcosme social, avec d'ailleurs un vocabulaire que j'ignore totalement, des mots dont je ne connais pas le sens, mais il n'en reste pas moins qu'il s'agit de barbarie, les propos évoqués plus haut quant à la longueur de l'épée, le nombre de centimètres arrachés à l'arme blanche par le torero est asez significatif de ce débat, qu'il s'agisse de 15 ou 30 trente centimètres, la souffrance est la même, voilà une précision ignoble. Quant au sondage, la majorité écrasante de français opposés à la corrida s'explique par la situation géographique de la "France taurine", c'est à dire la France du Sud-Est, la France du Sud-Ouest est une terre de rugby à laquelle j'appartiens, que pensez-vous du rugby à Nîmes? La tauromachie n'est pas fort heureusement implantée dans la totalité du pays, d'où le nombre de Français opposés à la corrida strictement supérieur aux autres. Venons-en maintenant au sois-disant amour du taureau par le toréro, je pense qu'aimer un animal, en se dressant devant lui devant des milliers de personnes, en lui infligeant des supplices mortels, est une trés vilaine conception de l'amour de l'animal, à proscrire-même de nos pensées, cela dépassant et de trés loin, les limites-mêmes de l'entendement. Mon père est boucher de métier depuis trente-cinq ans environ, il a à plusieurs reprises discuté, de par sa profession, avec des responsables du monde taurin, et a déja assisté à des préparations de taureaux avant de pénétrer dans l'arène, notamment privations de nourriture pendant plusieurs jours, afin d'affaiblir l'animal, chers messieurs, c'est ce qui a été constaté, d'où la totale absence de combat d'égal à égal. Bref, il y a tellement de choses à comdamner dans la corrida qu'une émission télévisée serait effectivement la bienvenue. Pour terminer, les arènes de Nîmes me sont particulièrement chères, je fais du hors-sujet total mais je ne peux m'empêcher d'en parler en évoquant les arènes de Nîmes, ce fut le 23 juillet dernier, où 12.000 personnes sont venus acclamer RAMMSTEIN (groupe de métal allemand chantant en allemand), ce fut grandiose, je pense que tu as dû en entendre parler, je referme vite cette parenthèse que je ne pouvais oublier, ces arènes nîmoises sont vraiment inoubliables.

Ecrit par : Cyril | lundi, 17 avril 2006

Cela fera 40 ans au mois d'août que j'ai assisté à ma première corrida en Espagne. J'avais vu El Cordobes, Valencia et Oscar Cruz. Comme tout bon touriste, je n'avais rien compris. Pourquoi cette succession d’épisodes (tercio) ? Pourquoi cette pique, ces harpons (banderilles) ? Pourquoi ces postures devant le taureau (toro) ?
Pourquoi ? Pourquoi, pourquoi …

Cela devrait faire plus de 30 ans que j’ai assisté à mon premier match de boxe, je ne sais plus qui se battait (tirait), je ne me souviens plus où c’était. Je n’avais rien compris et je n’ai toujours rien compris à la boxe d’ailleurs.
Pourquoi tant de violence ?

Cela fait plus de 50 ans que j’ai pour la première fois de ma vie sorti un poisson de l’eau accroché à un hameçon. Cela doit bien faire une soixantaine d’année que j’ai arraché pour la première fois les ailes d’une mouche et aussi la dernière fois quand j’ai constaté que cela la rendait sourde à mon ordre de voler !
Pourquoi tant d’innocence ? Pourquoi tant d’inconscience ?

Cela fait déjà pas mal d’années que Brigitte Bardot a éveillé ma conscience, après mes sens, sur le fait que les animaux ne devaient plus souffrir de la maltraitance humaine mais aussi que des voisins ne devaient plus souffrir du braiement d’un âne.

Alors, pourquoi tant d’obscurantisme ?

Dans la boxe, que deux hommes, et maintenant deux femmes, acceptent de s’infliger de tels coups, de telles blessures quelques fois mortelles, cela est difficilement compréhensible compte-tenu de la supériorité biblique de l’homme (ish) et l’hommesse (isha) sur l’animal. Cela est encore plus incompréhensible qu’une humanité de spectateurs assiste et aime ce sport qui est aussi un art au dire de ces zélateurs.

Quand je pêchais, pourquoi n’ai-je jamais pensé à la souffrance intolérable que je faisais subir à ces pauvres animaux ? Maintenant que je connais les méthodes de pêche industriel, cela devrait me dégouter à tout jamais de manger du poisson !

Et maintenant que je sais le coté sombre de la filière de la viande de boucherie, pourquoi n’ai-je pas arrêté de suivre le bœuf, de déguster du foie gras ou de manger du gibier ?

Pourquoi tout ces petits compromis avec moi-même ?

Parce que je ne suis qu’un homme, un homme qui s’est découvert imparfait, un homme qui n’est pas à l’image de perfection de son créateur, un homme qui pourtant à croqué la pomme de la connaissance, un homme suffisamment barbare pour supporter la guerre, la famine, le sous développement, l’esclave domestique, le travail des enfants et tout ce qui fait la grandeur de la civilisation y compris la corrida et pourquoi pas la boxe ! ! !

Y-aurait-il des hommes et des femmes mieux que d’autres, si parfait qu’ils n’auraient plus besoin de s’améliorer et qui n’auraient plus qu’un seul but : améliorer les autres ?

Au fait, au sujet de la corrida, et bien, après plusieurs centaines de corridas, j’ai une réponse à tous ces pourquoi, car je connais la signification de chacun des gestes, je comprend le sens de chacun des rituels, je peux mesurer l’engagement du lidiador (combattant) et je peux analyser son toreo (technique) mais surtout je peux apprécier l’intelligence du toro bravo (sauvage) qui n’a rien de commun avec le bœuf de boucherie.

Ne pas aimer, ne pas savoir, ne pas comprendre ne sont pas des excuses à la critique aveugle. Inventer, déformer, travestir une réalité n'a jamais donner raison. Ne pas être tolérant c’est ne pas aimer son prochain.

Il n’y a pas d’explication à donner, il n’y a pas d’excuse à faire, il n’y a pas à convaincre qui que ce soit, le dialogue est vain, les laudateurs de la corrida n'auront jamais raison, oui la corrida est barbare mais cela doit parler à un vieux fond de barbarie qui est en chacun de nous depuis l’origine des temps, qui nous permet de supporter toutes les misères du monde et qui nous a permis aussi de prendre le dessus sur la sauvagerie animale pour faire de nous ce que nous sommes devenu : des humains.

Que celui qui ne s’est jamais compromis avec l’idéal humain me lance la première pierre.

un anoso aficionado

Ecrit par : Alain | jeudi, 20 avril 2006

Cyril, merci d'être venu sur ce blog.
J'espère que tu comprends un peu mieux ce monde complexe. Il est vrai que le vocabulaire est peut-être un peu "jargonisé" et je m'excuse de cela, je vais tenter d'y remédier. Tout d'abord, je tiens à te dire que "mes" arènes sont vraiemnt les plus belles et que je ferais tout pour elles. J'adore cet amphithéâtre romain, je connais par coeur chacuns de ces recoins, chacunes des ces pierres millénaires... je vibre rien que d'en parler.

Ensuite, pour ce qui est du rubgy, c'est un sport que j'affectionne tout particulièrement car plusieurs membres de ma famille le pratiquent. A Nîmes, nous avons le RCN qui est un fédérale 1 mais qui monte en Pro D2. Tu vois que je m'y connais un peu quand même!!

Mon père est boucher de métier aussi et depuis tout petit je baigne dans cette culture car j'ai passé ma petite enfance en pays de bouvine (au Cailar).
Par contre là où je ne suis pas d'accord avec toi c'est quand tu me dis que l'on ne fait pas manger les toros pendant plusieurs jours avant le combat. Il ne faut pas dire cela, je peux te garantir que si tu as assisté à cela c'est une énorme exception et il te fallait la dénoncer publiquement. Non, les toros sont vraiment aimés et respectés par le torero et le public.
Pour terminer sur un hors sujet moi aussi, j'étais au concert de Franz Ferdinand... Grandiose!!!

Ecrit par : Antonito | samedi, 22 avril 2006

Encore une fois Alain est très pertinent!!
C'est à croire qu'il est un sage dans ce monde il est vrai relativement incompréhensible. Merci pour ce commentaire qui est entré en moi comme entre une faena du Juli. La vérité est là et pas ailleurs, nous voulons trop nous cacher de notre nature humaine. Là où je mettrais un bémol c'est sur la barbarie de la corrida. Finalement, le toro souffre je suis d'accord mais je ne pense pas que cela soit barbare. Quand on le tue au fond d'un couloir avec deux pattes cassées d'une balle dans la tête, sa vie s'éteind rapidement mais malheureusement pour lui elle n'a pas été bonne du tout. Un toro de corrida, même s'il souffre pendant un quart d'heure a eu au moins quatre longues années, coupé du bruit de moteurs automobiles, coupé de pollution, presque coupé de l'homme et de ses ravages. Il existe pendant près de quatre ans comme il y a des miliers d'années. Une vie ne se joue pas durant les 15 dernières minutes... En tou cas Alain est un amoureux de la corrida et je partage tous les propos qu'il tient, je crois que (sans l'expérience qui est la sienne) nous sommes un peu pareil. Alors encore une fois, je dis la corrida est un Art qui se respecte et même si elle a quelques côtés parfois ombragés, je l'aime pour ce qu'elle est.

Ecrit par : Antonito | samedi, 22 avril 2006

La corrida est une survivance des temps barbares et ne devrait plus exister

Ecrit par : Louis BALLESTER | dimanche, 30 avril 2006

commentaire bien léger qui n'avance en rien la discussion. Merci quand même d'y avoir participé!

Ecrit par : antonito | lundi, 01 mai 2006

Bonjour,

Ayant eu connaissance de votre attrait pour la corrida espagnole avec mise à mort, je me permet de vous présenter ci-dessous un point de vue différent du vôtre.

Vous aimez vos traditions locales, et en cela, vous êtes conditionné par l'éducation que vous avez reçue de votre milieu de naissance, de vos parents, des élus locaux, des personnes à qui cette activité profite financièrement.

Or la tradition amène systématiquement un arrêt, un blocage dans l'évolution positive des individus d'une communauté, d'une région ou d'un pays.

Ces individus se contentent de reproduire le comportement de leurs aînés, et n'évoluent que dans le monde physique, matériel et cruel. Le monde spirituel est complètement ignoré.
Ce conditionnement empêche leur jugement personnel de constater que ces « divertissements tauromachiques ou autres » sont basés sur la cruauté, la souffrance, la mort violente.

Leur capacité intellectuelle s'en trouve ainsi altérée et les empêche de dépasser les coutumes de ces traditions, d'étudier si celles-ci sont bonnes ou mauvaises, en accord ou désaccord avec le but réel de la vie sur cette terre, c'est-à-dire avec les règles de vie prônées par les grandes religions ( et non pas celles prônées par certains religieux ).

La tradition et son corollaire la conviction, éteignent ainsi le fonctionnement de la réflexion, annihilent la conscience et amènent insensiblement à la suffisance, la prétention, la fatuité.

La barbarie devient donc un sujet de peu d'importance, tout cela en croyant bien faire, pire, en croyant faire le bien.

C'est ainsi que naissent l'intégrisme, le fanatisme ou alors l'imbécillité.

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Ne nous méprenons pas : mon but n'est pas de vous juger mais simplement de vous aider.

Considérez moi plutôt comme quelqu'un se voulant un éveilleur de conscience, ne cherchant pas à convaincre mais seulement à faire réfléchir.

Une majorité d'individus évolue uniquement dans le monde des instincts ( monde matériel et cruel ) et ignore ou se désintéresse de la morale ( monde spirituel ), c'est-à-dire du but réel de la vie sur cette terre, du genre de mission que leur âme personnelle doit accomplir sur cette terre à travers les tribulations de la vie, et de la manière dont celle-ci doit résoudre les épreuves qu'elle doit affronter.

Ce sont des âmes mortes.

Ces personnes, par manque de conscience, ne comprennent pas qu'à chaque instant de leur vie, leurs décisions et actes conditionnent leur avenir, en bon ou en mauvais.
Les scientifiques appellent cette réaction " la loi de cause à effet ".

L'unique objectif de cette lettre est de vous aider à accomplir votre deuxième naissance : celle de l'âme s'ouvrant à la morale, celle-ci amenant la connaissance du bien et du mal.

Cette nouvelle étape, la spiritualité, suit logiquement celle de la matérialité instinctive.


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Permettez-moi maintenant de vous suggérer d'étudier les causes et les conséquences de la cruauté ( corrida et autres,) inédites pour votre intellect, telles qu'exprimées dans le site Internet :
www.de-la-vie.com

à la rubrique "De la barbarie à la spiritualité".
Ne prendre en compte que les chapitres suivants :
03-L'être humain
04-Mission de l'âme, la vie
05-La barbarie
06-L'éducation
10-Pouvoir et violence
11-La tradition
12-La corrida espagnole

En complément, vous pouvez également étudier le site :
http://www.protection-animale-catholique.org

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C'est avec l'espoir que vous saurez vaincre vos convictions, et que vous serez en mesure de vous inspirer de la citation suivante, que je vous souhaite une sereine étude :

Francis Bacon :
« Lis, non pour contredire ou réfuter, ni pour croire ou admettre, mais pour peser le pour et le contre et réfléchir.»

Sincères salutations

Ecrit par : benefactor | mardi, 02 mai 2006

Tout d'abord merci pour ce commentaire.
Je le trouve un peu désué, dépassé par la vie quotidienne mais il y a en lui quelque chose qui vaut la peine d'être "étudiée".
Voilà, ce qui me gêne sensiblement, c'est que vous croyez que le monde de la tauromachie n'a pas de repère ou les a perdu.
Votre démarche est bien aimable mais elle est complètement à côté de la plaque si je puis me permettre.
Les aficionados ont des repères que la plupart de la population n'a pas. Je sens que pour vous cela va être difficile à comprendre mais c'est vrai, nous aimons l'émotion, les animaux (même si les toros meurent dans l'arène) et les hommes dans leur généralité. N'oubliez pas que les "antis" corrida, contraiement à ce que l'on dit, sont écoutés par les aficionados. Nous sommes des gens sensés, à l'écoute, qui ne partagent pas les même idées mais loin d'être des intégristes en forces comme vous pouvez le prétendre.
Votre commentaire me paraît bien philosoque voire religieux...je n'en dirai pas plus.
Je me permets de prendre la parole en englobant mais compères de l'aficion en disant que nous nous aimons la vie plus que tout, que nous essayons de profiter d'elle à chaque instant.
C'est avec un grand regret que je vais dire cette phrase lourde de sens mais oui, dans la corrida, il y a parfois quelque chose de cruel. Pas la mort du toro, elle est trop noble pour être cruelle, pas la blessure d'un torero, elle est trop courageuse pour pouvoir être critiquée, pas les oreilles ou la queue coupées sur l'animal encore chaud, la récompense n'est rein comparée à l'émotion procurée... Non, ce qui est cruel dans la corrida, c'est le déchirement entre deux mondes qui sont loin d'être différents, le monde de ceux qui sont contre (ce qui est louable) et le monde de ceux qui protègent cet art avec amour.
Cela, c'est la chose chose qui me gêne vraiment.
Avec ce blog, les aficionados et les "antis" essayent de discuter, de comprendre le point de vue de l'autre, je l'ai créé pour cela est uniquement pour cela.
Nous touchons au but, petit à petit un chemin se dessine, un horizon apparaît.
Je tiens à vous rassurer, rien est inédit à mon intellect, je ne sais pas tout, loin de là mais j'essaie d'être curieux, de m'intéresser à tous les phénomènes sociaux et culturels afin de mieux connaître la condition humaine.
Merci d'avoir donné votre opinion, il faut aussi des personnes telles que vous afin de faire réfléchir les personnes qui sont encore indécises.

Ecrit par : antonito | mardi, 02 mai 2006

Je crains que votre intellect ne soit prisonnier de l'instinct de survie appelé "sadisme", ce qui vous empêche de dépasser l'afiction et comprendre que la tauromachie n'est que de la barbarie.

SADISME : « C'est une perversion consistant à faire souffrir un être vivant, qui peut aller jusqu'à sa mort, en éprouvant de la volupté et de la jouissance à cette souffrance et à cette mort. »


Pour celles et ceux qui sont capables d'analyser, de raisonner, de réfléchir, je soumets à leur sagacité le petit texte suivant :

Voici quelques précisions sur ma compréhension du fonctionnement de l'intellect humain.

Après lecture d'un texte, sa compréhension par une personne, sa prise de position sur celui-ci est conditionnée par plusieurs paramètres personnels, plus ou moins développés, tels que :
=> le niveau de conscience ( Compréhension du bien et du mal )
=> le niveau d'intelligence ( Compréhension et maîtrise d'utilisation des lois scientifiques et du comportement des humains )
=> le libre arbitre ( possibilités d'analyse, de réflexion, de raisonnement, mais aussi résultat de l'éducation parentale, scolaire, religieuse.)

Qu'est-ce que l'Intelligence ?
Intelligence : « Faculté de connaître, de comprendre. Faculté de synthèse et d'ordre, qui ramène à l'unité et à l'identité du moi les états psychologiques diffus et éphémères.»
« Elle connaît le monde et elle-même, localise dans le temps les états passés, s'élève du particulier au général, compare les idées par le jugement, enchaîne les idées par le raisonnement, conçoit des rapports constants et nécessaires qu'on appelle lois, et constitue la science. »

Qu'est-ce que la Conscience ?
Conscience : « La Conscience telle qu'on l'entend en psychologie présente trois caractères principaux :
« - elle est le type de la connaissance immédiate ou intuitive, dans laquelle le sujet pensant et l'objet pensé ne font qu'un.
« - elle est la forme commune de tous les phénomènes psychologiques.
« - elle est essentiellement impénétrable et personnelle.
« La Conscience morale est la faculté d'appréciation, départie à tout être humain, du bien et du mal. « Certains philosophes y voient le résultat de l'expérience, individuelle ou accumulée.
« Elle est, dans tous les cas, le fondement de la morale pratique et le guide immédiat de la vie journalière. »

Confucius : « La Conscience est la lumière qui permet à l'Intelligence de distinguer le Bien du Mal.»

Qu'est-ce que le Bien et le Mal :
Le Bien : « Avoir conscience et connaissance des lois divines régissant l'Univers et oeuvrer pour leur respect et mise en pratique dans la vie de tous les jours. Le respect et la protection de toute vie quelle qu'elle soit ainsi que le respect de l'environnement, de la Nature.»
Le Mal : « Ce qui cause à des êtres vivants, volontairement ou non, de la peine, des dommages, de la souffrance ou la mort. Ce qui est néfaste à l'environnement, à la Nature.»

Qu'est-ce que le Libre Arbitre ?
Le libre arbitre est l'outil principal de l'intelligence.
Lorsqu'il fonctionne normalement, sans aucune inhibition, le Libre Arbitre permet d'analyser des faits, de les comparer avec d'autres faits, d'en rechercher les causes et les conséquences.
Il permet à la curiosité de s'exprimer librement dans tous les domaines.
C'est le Libre Arbitre qui permet la prise de conscience des réalités de la vie mais aussi le progrès et l'évolution du monde intellectuel.

Le comportement de l'individu possédant un bon Libre Arbitre peut être résumé par cette citation d'un sage, à méditer et surtout à mettre en oeuvre dans la vie de tous les jours :
Francis Bacon : « Lis, non pour contredire ou réfuter, ni pour croire ou admettre, mais pour peser le pour et le contre et réfléchir.»

J'en suis arrivé à la conclusion que le but de la vie sur cette terre est d'œuvrer à l'amélioration de son niveau de conscience personnel, ceci afin de sauver son âme personnelle, en apprenant à aimer et respecter tout ce qui a une vie sur cette terre.

C'est le propre de beaucoup de religions ou de "traditions"de conditionner les gens dans un certain comportement, de paralyser leur libre arbitre, leur conscience et de manipuler leur niveau d'intelligence.

De ce fait l'individu n'est plus capable de raisonner de par lui-même puisque la religion ou la "tradition", par l'intermédiaire de ses représentants, lui impose tout ce qu'il doit faire ou ne pas faire.

G.Messadié « S’attacher aux religions est périlleux. C’est d’abord faire de soi un assassin en puissance, et le pire de tous les assassins : celui qui a la conscience tranquille.»

Il est beaucoup plus facile de croire que de comprendre.

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Curiosité : « Qualité d'une personne ou d'une chose curieuse.»

Curieux : « Qui a une grande envie d'apprendre ou de voir. Qui retient l'attention, éveille l'intérêt.»Petit Larousse en couleurs 1987

Il me semble que les deux textes suivants sont une invite à exercer la curiosité dans la vie de tous les jours.

« Ne te laisse pas séduire par les frères des ténèbres qui te montrent la CLARTÉ OBSCURE.»
« La lumière réfléchie n'est pas la lumière solaire.»
« Ne te laisse pas séduire par la lumière artificielle qu'on veut projeter vers toi pour te donner l'impression que tu existes. Garde toujours tes yeux dans cette direction et ton âme vers la LUMIÈRE CENTRALE.»
Hermes Trismegiste Tables d'Emeraude Tablette VII Les sept Seigneurs

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« Ne vous laissez pas impressionner par le poids des traditions, même honorées en de nombreux lieux et par plusieurs générations.»
« Ne croyez pas quelque chose parce que beaucoup de gens en parlent..»
« Ne vous en remettez pas à l'autorité des sages d'autrefois.»
« N'accordez pas foi à votre imagination en croyant qu'un Dieu vous a inspiré.»
« Ne croyez rien qui dépende uniquement de votre maître ou prêtres.»
« Ne croyez, après examen, que ce que vous avez mis vous-même à l'épreuve et trouvé juste et bon.»
Le Bouddha Sidarta Gautama

Ecrit par : benefactor | mercredi, 03 mai 2006

Permettez-moi, Benefactor, de réagir à votre commentaire.
Je reconnais que si nous serions sur un site de philosophie, que j'aime beaucoup, (j'y ai eu 15/20 au baccalauréat) je me régalerai de discuter avec vous, mais franchement quel est le rapport entre ce que vous dites et la corrida?
Vous nous donner des définitions de mots dont la grande majorité des personnes en connait le sens, sans s'exprimer il est vrai, avec des termes scientifiques qui relèvent des sciences cognitives.
Rassurez-vous, les internautes ont des dictionnaires.
Vos deux commentaires ressemblent étrangement à un discours de gourous devant ses adeptes, vous pratiquez sans doute une religion, moi pas, je défends avec honneur les valeurs de l'athéisme, je n'insinue nullement que vous êtes adepte d'une secte, mais à vous lire, votre discours y fait référence.
Vous utilisez un champ lexical qui, me semble t'il, s'égare du sujet, nous sommes sur ce site pour échanger des points de vue, parfois avec virulence, sur la corrida.
Les échanges sont quelquefois assez vifs avec un respect mutuel, l'on peut louablement être un farouche adversaire de la corrida pour des raisons religieuses ou psychologiques, mais avec modération.

Ecrit par : Cyril | jeudi, 04 mai 2006

Tout à fait d'accord avec Cyril!
Encore une fois vous avez tartiné un texte sectaire que j'ai eu du mal a terminer. Je comprends votre raisonnement mais je n'assimile pas son cheminement.
Merci Cyril d'avoir pris la parole afin de préserver le débat et de le recadrer sur la corrida.
Pour tout vous dire, je pense que les belles paroles ne vont pas de avec les beaux esprits, la corrida est pratiquée, très souvent, par des personnes moins lettrées que la moyenne mais au moins, ces personnes là sont vraies, elles ne font pas de la figuration langagière et lorsqu'elles parlent, elles vont à l'essentiel.
La corrida se respecte et quoiqu'il arrive, cet Art est pratiqué dans la franchise.

Ecrit par : antonito | jeudi, 04 mai 2006

Pourquoi les mots font-ils si peur ?

Antonito, puisque tu veux absolument discuter avec les "antis" il faut savoir les écouter (en l’occurrence plutôt les lire) et ne pas rejeter comme négligeable leurs arguments. Puisque c’est apparemment une coutume sur les sites "antis" de faire des citations (toujours sans référence, as-tu remarqué la citation de V. Hugo ? deux sites "antis", deux citations différentes, ou celle de Lamartine ? quatre sites, trois différentes. J’ai fait des recherches, sans succès, je suis toujours incapable de savoir de quelle œuvre cela provient ! ! !), fermons la parenthèse et revenons à mes citations, je vais en faire moi aussi : « dites du bien, dites du mal, mais parlez de moi » - Richelieu (c’est le premier homme politique français, au XVII° siècle déjà et déjà en France, à vouloir interdire "les coureurs et les agitateurs de taureaux", non pas pour le bien des taureaux mais pour celui des hommes, mais il dû y renoncer devant les désordres à l’ordre public et fini par autoriser les courses si elles se passent "dans un lieu clos") - et « calomniez, calomniez, il en reste toujours quelque chose » - par qui vous voulez, le dernier en date J. Chirac -

Les "antis" possèdent trois sortes d’arguments :
- 1° type d’arguments :
des arguments qui se voudraient factuels, mais qui ne sont en réalité qu’une déformation et une exagération pour forcer le trait ;
Une spécialiste de ces arguments factuels, Claire Starozinski, nîmoise et présidente-fondatrice d’une assos "anti", particulièrement obnubilée par les cornes sciées à vif mais aussi par les 15 longues minutes de torture, les 1,5 m de fer dans le corps, des piques de 40 cm, des chevaux éventrés, des taureaux drogués, j’en passe et des meilleures (tout cela relève de la rhétorique). Ces arguments sont irrecevables, soit CS pense que c’est la vérité et elle est mal informée, soit elle travestie sciemment la vérité et elle est malhonnête, dans les deux cas c’est inadmissible et cela dénote un manque de rigueur intellectuelle avec laquelle les non-informés se laisse berner. À nous, à toi Antonito de rétablir la vérité.

- 2° type d’arguments :
des arguments juridiques, financiers et dernièrement historiques, où la encore la vérité est déformée ou inventée pour faciliter les démonstrations ;
Sur le plan juridique, tel ou tel juriste "anti" et "éminent" tente de démontrer l’iniquité de la loi et des jugements rendus contre les "antis". À moins de vouloir, comme un certain site "anti" nier la Démocratie, l’État de droit et de mettre à bas la République en criant « tous pourris ! tous achetés ! y compris tous les législateurs depuis le 24 avril 1951 et la magistrature suprême, la Cour de cassation, depuis les années 70 », la corrida à l’espagnol est licite en France sous la réserve et la protection de la Loi et de la Jurisprudence, et ça les "antis" n’y peuvent rien sauf à faire changer la Loi.
Sur le plan financier, là encore que d’hypocrisie, réussir à chiffrer à l’euro près - 465 808 € - les subventions de toutes sortes en faveur de la tauromachie et oublier de rapprocher ce chiffre de la TVA payée par ces mêmes organisateurs de corridas - entre 3,7 et 4 millions d’euros – c’est encore faire preuve de malhonnêteté intellectuelle comme de tourner les chiffres dans tous les sens pour essayer de démontrer les pertes de telle arène ; moi je connais 2 chiffres facilement vérifiables : Nîmes en 2000, avec un budget de 2,7 millions d’euros pour 18 corridas, a dégagé un bénéfice imposable de plus de 457 000 € et Vic-Fezensac un bénéfice imposable d’un peu moins de 610 000 €. Non, les contribuables ne financent pas la corrida.
Sur le plan historique, il est bien dommage qu’Elisabeth Hardouin-Fugier ne fasse démarrer son livre qu’au XVIII° siècle, cela l’empêche de montrer la vieille tradition française des jeux taurins, hormis Richelieu déjà cité, elle aurait pu parler de l’évêque d’Aire-sur-Adour qui excommunia tous les "coureurs de toros" au XVII° siècle (déjà 4 siècle de tradition, c’est 2 fois plus que la boxe anglaise qui fait tuer des hommes par des hommes). Il est aussi un fait historique que les "antis" assez bizarrement n’utilise pas qui pourtant devrait leur faire plaisir, mais trop obnubilés par la soi-disant extension, à la fin du XX° siècle et au début du XXI°, de la zone de légitimité de la corrida, ils ont perdu de vue la formidable diminution de la zone de pratique des jeux taurins au XIX° siècle, puisque qu’on courrait le taureau de l’Angleterre à Madagascar, de la Russie à l’Amérique du Sud, de l’Afrique du nord à la Scandinavie en passant par l’Allemagne et Paris qui possédait alors la plus grande arène de France ! ! !

- 3° type d’arguments :
des arguments philosophiques, pas du style de ceux de Benefactor (n’allez pas sur son site, je l’ai fait, on y perd son temps avec un brouet philosophico-mystique) mais, Antonito, je pense que je vais te décevoir, avec le seul vrai argument qui vaille, celui de Louis Ballester « La corrida est une survivance des temps barbares et ne devrait plus exister ».
Deux propositions (la deuxième ne se justifiant que par la première) :
- la corrida est une survivance des temps barbares ;
- la corrida ne devrait plus exister.

Tu souhaitais que je te donne des sujets de discussion et bien voilà celui que Louis Ballester propose et que je te conseille, non pas par masochisme, mais parce que si les aficionados ne sont pas capable de répondre sur la première proposition, les "antis" auront raison sur la deuxième.

Tu pense bien qu’en 40 ans d’aficion, j’ai vécu plus longtemps dans le "siècle" que dans le mundillo, j’ai rencontré plus d’"antis" que d’aficionados et chaque fois la question était la même : « comment pouvez-vous aimer la corrida ? », toujours la réponse était la même : « parce que je suis un barbare ! ». Cela avait généralement l’avantage de clore le débat, que dire à un barbare ? (barbare : étymologiquement, celui qui ne parle pas la langue de Rome) mais pour ceux qui me connaissaient bien, il fallait argumenter, j’ai le plus souvent échoué, même si j’ai fait quelques adeptes, car nous ne somme plus ici dans un sujet rationnel mais dans le passionnel. Reportes toi à tes cours de communication et rappelles toi la difficulté de convaincre dans ce registre là. Voila toute la difficulté de la tâche et le fossé d’incompréhension qu’il peut y avoir entre les aficionados et les "antis" que tu souhaites pour ton débat.

Ne pas aimer, ne pas savoir, ne pas comprendre ne sont pas des excuses à la critique aveugle. Inventer, déformer, travestir une réalité n'a jamais donner raison. Mais ne pas être tolérant c’est ne pas aimer son prochain.

Dire que tu aimes les toros, cela ne regarde que toi, et qu’ils soient heureux dans le campo, cela est trop anthropomorphique pour être recevable. Une fois que tu auras démontrer qu’une pique donnée dans le morillo ne détruit pas le toro car les vertèbres sont trop éloignées de la pique à cet endroit là, que le sang du toro à la particularité de coaguler extrêmement rapidement ce qui évite toute hémorragie mortelle, que les banderilles possédent maintenant une pointe articulée pour moins blesser le toro, tu n’auras toujours pas répondu au principal : les toreros (picadors, banderilleros et matador) font souffrir le toro aussi bravo soit-il. Tu pourras toujours expliquer, en évitant de faire la comparaison avec les abattoirs (comparaison n’est pas raison et généralement plus vrai aujourd’hui grâce aux défenseurs des animaux), que dans le combat la douleur est souvent transcendée, cela aussi est de l’anthropomorphisme, même si c’est très certainement vrai aussi pour le toro, tu n’auras toujours pas expliquer pourquoi tu est assis, pourquoi je suis assis, dans les tendidos à regarder et à aimer la corrida.

Je te redonne, un peu amendé, un début de réponse :

Je suis assis dans la plaza parce que je ne suis qu’un homme, un homme qui s’est découvert imparfait, un homme qui n’est pas à l’image de perfection de son créateur, un homme suffisamment barbare pour supporter la guerre, la famine, le sous développement, l’esclave domestique, le travail des enfants, la pauvreté du quart-monde et tout ce qui fait la "grandeur" de la civilisation à la télévision, le soir aux informations de 20 h, y compris la corrida et pourquoi pas la boxe ! ! !

Oui la corrida est barbare, que tu le veuilles ou non, comme beaucoup d’autres choses de notre entourage (ce ne peut être une excuse), tout cela doit parler à un vieux fond de barbarie qui est en chacun de nous depuis l’origine des temps. C’est ce vieux fond de barbarie, l’archétype de Freud, qui nous permet de supporter toutes les misères du monde et qui nous a permis aussi de prendre le dessus sur la sauvagerie animale pour faire de nous ce que nous sommes devenu : des humains. Ils nous restent à prendre le dessus sur la barbarie humaine, c'est-à-dire sur notre archétype primal.

Et c’est là que je refuse la leçon, y-aurait-il des hommes et des femmes mieux que d’autres, si parfait qu’ils n’auraient plus besoin de s’améliorer et qui n’auraient plus qu’un seul but : améliorer les autres ?

Que celui qui ne s’est jamais compromis avec l’idéal humain me lance la première pierre.

Alors les "antis" encore un peu de patience, depuis 7 millions d’années la marche vers la perfection est engagée, quelques siècles encore et les humains auront fait de tels progrès que la corrida, comme la boxe, n’existeront plus.
Au fait, si j’ai bonne mémoire, la décadence de Rome et la disparition des jeux du cirque ont laissés place aux royaumes barbares !!! Espérons qu’Orwells ait tort.

Suerte a todos

Alain

Ecrit par : Alain | samedi, 06 mai 2006

je tiens a rejoindre les discours de cyril et antonito. Je me sens un peu paumé devant le genre de discours que je viens de lire, d'ailleurs je n'arrive pas à les lire en entier (trop peu passionnant). Il faut penser que nous n'arriverons pas à nous faire changer d'avis. Un anti ne comprendra jamais le point de vue d'un aficionado et inversement. Nous n'avons pas cette prétention. J'ai la chance de travailler avec une personne qui n'aime pas le corrida, mais n'est pas un anti, et suite à une proposition de ma part, il viendra avec moi aux arenes de nimes pour en voir une et ainsi se faire une vrai opinion. Je ne le ferais pas changer d'avis mais au moins il m'auras laisser exprimer ce que j'aime et lui expliquer pourquoi je l'aime autant. Je pense que le débat sur la corrida devrait s'arreter là au lieu de philosopher sur la condition humaine... ( ce qui entre noous ne sert à rien et ne fais pas avancer le débat).

suerte a todos

Ecrit par : zico | samedi, 06 mai 2006

A l'attention d'Alain.
Merci encore pour ce commentaire plein de sens est toujours aussi fin dans l'analyse. Je vais dire que je suis à 97% d'accord avec toi.
les 3% qu'il reste, c'est au sujet de la barbarie de la corrida.
J'admets, naturellement que le toro meurt et que par conséquant il souffre. Mais cela fait-il de la corrida une chose barbare?
Là où je te rejoint plus que jamais, c'est sur les arguments des "antis" qui sont, comme bon nombres d'entre nous le savent, complètement à côté de la plaque.
Lorsque j'ai créé ce blog, je tenais impérativement à faire venir Claire Staronzinski afin qu'elle ait une tribune libre auttre que son assos et son blog. Elle est venue, elle a vue, elle a posté un commentaire puis elle a disparue!
Les 3 arguments que tu as nommé sont totalement justes et je vois là que ton analyse est très bonne et que tu es intelligent. Mais comment faire lorsqu'on a 15 ans, qu'on a jamais vu de corridas, qu'on voit des photos prises il y a plus de 20 ans et qu'on nous dit tout le temps des choses horribles sur ce spectacle humain?
Tout le monde n'a pas cette fraicheur d'analyse.
La rhétorique est la rhétorique et l'on y peut rien, c'est comme cela et les plus intelligent arrvivent à se sortir des griffes de quelques personnes malhonnêtes.
En tout cas je vais (sous peu) lancer un nouveau sujet qui aurra pour titre la citation de Ballester.
Nous verrons bien ce que cela donnera, je n'ai pas peur de défendre mais idées et mes opinions.
Cet espace est fait pour cela et tu l'honores plus que jamais alors suerte compadre.

Ecrit par : antonito | samedi, 06 mai 2006

Pour Zico.
Tu es un habitué et je t'en remercie mais je pense que les textes qu'Alain a posté sont réellement essentiels. Ceux de benefactor ne sont que rhétorique, masturbation intellectuelle et mystique. Je ne crois pas que ces trois "adjectifs" aillent ensemble mais je tente le coup.
Alain "a de la bouteille", il connaît le monde de la tauromachie depuis plus longtemps que nous et en plus de cela il est encore fougeux et sagace à la fois. Là où nous ferionsdes fautes de mots, lui trouve le mot juste, le ton juste. Lis ses textes attentivement et de façon concentrée et tu comprendras.
Au fait, si tu viens à Nîmes dis moi le car je vais un peu bosser à la Marseillaise (journal) et je risque d'aller voir la plupart des corridas.
Merci encore de cette fidélité
Suerte à toi

Ecrit par : antonito | samedi, 06 mai 2006

Juste une petite precision mon message precedent concernait les messages de benefactor. D'autre part je te reformule mon invitation a venir aux arenes d'ales pour l'ascension pour ma part je viendrais voir la corrida du vendredi de la feria de pentecote avec mon pere qui m'a elever dans l'aficion la plus profonde donc si tu es aux arenes dis le moi on pourrait boire un verre....

Ecrit par : zico | dimanche, 07 mai 2006

Pour l'ascension, je serais à Nîmes pour voir la novillada de la cape d'or avec un bétail Gallon donc ça capote pour Ales car en plus j'ai le concours de journalisme de marseille le 29 mai! Par contre, à Nîmes, j'y serais tous les jours, peut-être pas à toutes les corridas mais en tout cas je suis, quoiqu'il arrive ok pour prendre un verre!! Je bosserai pour un journal mais j'arriverai bien à prendre un peu de temps pour faire la fiesta!!
Si tu es toujours ok, envoie moi ton numéro de portable sur mon mail comme ça on pourra se donner rendez-vous pas loin des arènes!
Tiens moi au courrant et suerte!

Ecrit par : Antonito | dimanche, 07 mai 2006

Entre vos deux verres, permettez-moi d'intervenir et d'apporter mon concours à ce blog, loin de tout prosélytisme ou insulte déplacée...
J'ai grandi dans une famille 'neutre' dans laquelle personne n'a jamais tenté de me convaicre, soit de la barbarie, soit de la beauté d'une corrida. A vrai dire j'étais totalement étranger à ce monde.
Et puis voilà, les choses de la vie font que je trouve du boulot sur Nîmes. Je laisse passer une, deux, trois années... et puis j'ai vu une affiche des "anti", où effectivement, la photo ne donne pas une impression "artistique". Les débats ici et là sont très vifs, à la fois sur le fond et dans la forme.
OK. J'irai donc me faire une opinion par moi-même.
Lundi 5 juin, à 17h30, j'ai donc assisté à ma première corrida, dans les arènes de Nîmes.
A vrai dire, de prime abord, je n'ai pas compris grand chose. (à ce propos je remercie le spectateur à ma droite pour sa patience et ses réponses à mes questions, du genre : à quoi servent les lignes rouges tracées sur le sable ?).
Qu'est-ce que j'ai découvert ?
1- Une confirmation : le taureau qui entre dans l'arène sur ses quatre pattes en ressort mort trainé par deux chevaux. Il peut même avoir droit à un tour de piste !!!
2- Une découverte : merde, ça saigne, et à grosses gouttes, voire à jets (dis)continus par moments.
3- Un obectif : le but de la "lutte", d'une corrida, n'est pas de tuer le taureau en le faisant souffrir, et je dirai presque que c'est l'inverse, à savoir le tuer sans (trop) le faire souffrir, et à recherche une certain esthétisme.
4- Un véritable spectacle : cérémonial minuté, cavalcades, mise en scène, acteurs/rôles/personnages, costumes aux couleurs vives, guignolades de mouchoirs, 'dialogues' entre les toreros... chaque geste, chaque action des intervenants (et pas seulement du torero) est minutieusement réglée, codifiée, minutée... on se croirait au théatre ma parole !
5- L'émotion : ce n'est pas le saignement des blessures, ce n'est pas le risque que prend le torero, mais plutôt l'étrange frisson qui se dégage des séries de passes enchaînées... sûrement une résurgence de mes pulsions primaires ou de mes fantasmes sadiques...

Finalement, je pensais aller voir un mec qui s'amuse à faire virevolter une bête agonisante, et j'ai trouvé un jeu (à la définition théatrale) d'un couple homme/animal.

Je ne pense pas avoir été touché par l'aficion ce soir-là, mais je comprends mieux maintenant que certains puissent faire toutes les corridas de toutes les férias, comme celui qui s'abonne au stade suivre son équipe tout au long d'une saison, comme celui qui s'abonne au théatre pour l'intégralité des représentations.
Je ne retournerai pas demain voir une autre corrida, mais pourquoi pas l'année prochaine ?

MC

Ecrit par : McLeeuwin | mercredi, 07 juin 2006

Enfin quelqu'un de sensé!
Très bien, en plus il était à cette corrida de fin de Feria où j'ai mis une ambiance du tonerre!
C'est moi qui ai fait partir la ola pour la pétition à la deuxième oreille du second toro de Sébastien Castella!
tout seul comme un grand en plus!
Je trouve les propos de MC très intéressants et je souhaite m'arêter sur le fait qu'il soit relativement neutre dans le débat.
Il est allé à cette corrida qui n'était pas mal du tout sans accompagnateur, c'est une des plus grosses erreurs! Par chance quelqu'un à ses côtés connaissait un peu la corrida mais était-il un bon informateur, nous ne le saurons jamais. Tu aurais du m'appeler et je serais volontiers venu avec toi afin de t'expliquer tout le déroulement d'une course. J'ai fais toutes les corridas de Nîmes à l'exception de celles de samedi.
Enfin pour conclure ton commentaire me laisse espérer un retour pour toi dans une arène. Je serai content de t'accompagner.
Voilà je ne souhaite pas faire de toi un aficionado avertit mais au moins je veux que tu connaisses ce dont tu parles. Pour tes débuts, tes impressions sont bonnes et tant mieux!

Ecrit par : antonito | mercredi, 07 juin 2006

J’ai honte pour vous ... mais tellement honte !
Tellement honte que vous puissiez aimer et prendre du plaisir devant un tel spectacle !
Tellement honte que vos yeux puissent se régaler de voir couler du Sang, qu’ils puissent se régaler de voir des hommes torturer, massacrer, mutiler un être.
J’ai tellement honte pour vos mains, qui un jour ont trouvées la force d’applaudir une personne venant d’enlever sauvagement la vie, d’applaudir cette personne brandissant glorieusement une paire d’oreille fraîchement découpée.
J’ai honte pour votre conscience qui peut rester insensible devant cette cruauté…

Je ne vous souhaite pas un jour d’avoir mal, mal comme ce taureau qui a souffert, qui a agonisé, qui est mort pour vous !
Qui est mort pour vous distraire une après midi sous un soleil radieux !

Damien berdam2002@yahoo.fr

Ecrit par : Damien | mercredi, 06 septembre 2006

Bonjour à tous,

je m'appelle Audrey, j'ai 21 ans et je suis étudiante en Sciences animales (pas vétérinaires) en Angleterre.

je suis contre la corrida. pourquoi ? tout simplement parce que j'aime les animaux, apparament comme vous qui aimez le taureau, mais personnellement je les aime en vie et non pas sanguinolant, percés de dizaines d'armes blanches. je suis d'accord avec certains qui disent "barbarie! meurtre!sadisme!..." et pour certains qui disent : "prouvez moi que l'animal souffre!" ce n'est pas parce que c'est un animal qu'il est insensible à la douleur ! je suis outrée, les larmes aux yeux qu'on puisse penser ca ! l'homme se veut toujours superieur a tout ! j'ai lu dans certains commentaires : " le regard effrayant, la puissance du taureau...", sans aucune aggressivité, je vous pose cette question : est ce pour ces raisons que vous "dansez" avec un taureau, le prendre pour un "con" avec le drap rouge qu'il prend pour son ennemi, avant de l'achever et le laisser mourir à vos pieds, baignant dans son propre sang ? pour prouver que l'homme est plus fort que la bête? je pleure devant cet art barbare, cruel et de violence gratuite !
de plus, en ce qui concerne les chevaux qui se font parfois encornés et meurent leur entrailles exposées au public, ca ne vous fait rien? ca ne vous arrache pas une larme? une larmichette? respect du taureau ok mais et le cheval ? que le torero veuille s'exposer au cornes du taureau pour assouvir sa "passion" ok, mais le cheval ?
pour revenir au taureau, je suis contente quand il gagne, je vais peut etre sembler horrible, mais je pleure devant un taureau qui meurt, pas devant un torero.
je ne veux convaincre personne par ce commentaire, car une passion ne se maitrise pas, j'ai juste voulu partager mon opinion, et j'espere que certain adhereront.

Audrey

Ecrit par : Audrey | vendredi, 06 avril 2007

C’est un principe objectif: on ne maltraite pas un animal. L’amour et l’honneur des taureaux, ou encore leur survie ne passe pas par la nécessité de les torturer et de les tuer en public.

Au XXIe siècle, la corrida n’est rien d’autre que la torture légale et la mort d’un animal, en public, pour le plaisir d’une petite minorité.
Pendant quinze longues minutes, le taureau va encaisser jusqu’à un mètre-cinquante d’armes blanches dans le corps avec la pique, les harpons, le poignard et la dague…

Plus d’un quart des taureaux sont mutilés et drogués pour que les toreros prennent de moins en moins de risques, en gagnant de plus en plus d’argent.
Comment oser encore parler d’un combat d’égal à égal ?

La tauromachie dit qu’elle ne veut surtout pas la blessure ni la mort du torero mais elle ne cesse d’exposer son corps.

Enfin, ce qui est devenu un immonde business est largement subventionné par l’argent des contribuables que nous sommes tous !

Ecrit par : Alliance Anticorrida | dimanche, 08 avril 2007

je crois que je viens de comprendre ce qui nous separe entre anti et pour les corridas: la tolerance

je ne suis pas là pour blamer les anti, vous nous hésitez pas à le faire contre nous mais bon, j'essaye juste comprendre et j'aimerais vous poser une question.

j'ai un ami qui est anti et à force de discutions je suis arrivé à le convaincre de venir avec moi une seule fois dans une petite arène du sud est. il m'a laissé une chance de pouvoir m'exprimer et de lui faire voir ce que j'aime. il n'a vu qu'un seul toro et il est parti mais aujourd'hui il n'aime toujours pas ça mais il n'est plus anti car il compris que j'aime ça pas comme un barbare. alors voilà ma question et si je peux dire ma requette: pourquoi n'essayez vous pas de comprendre ce qui se passe derriere chaque personne qui aime la corrida, j'aimerais que l'on organise un jour un vrai debat constructif autour de tout ça, mais organiser ce genre de debat il faut des antis qui soient capable d'écouter des pours et inversement bien sur, et que les gens qui representent les pour ne soient pas des organisateur ou eleveur ou torero mais des gnes qui payent pou s'y rendre ce son ces gens là qui sont qui vont vivre cette tradition, je vais me repeter, mais les organisateurs et autre vivent de la corrida mais nous on vit la corrida. je suis un aficionado mais moi je comprends pourquoi vous n'aimez pas ça alors s'il vous plait je ne vous demande pas d'aimer ça mais de comprendre un peu pourquoi j'aime ça.

merci de votre reponse

Ecrit par : zico | dimanche, 08 avril 2007

bonjour,

je tiens à préciser que j'avance avec un drapeau blanc...on ne sait jamais!
je me présente, cavalière passionnée, emmenée depuis ma plus tendre enfance en corrida par une mère passionée je suis aujourd'hui interloquée et plus que ça écoeurée par cette pratique.
Je m'explique, vous pronez l'amour du taureau, moi j'aime mes chevaux et j'ai pris le contre pied de l'équitation tradionnelle et j'ai construis une relation de confiance avec mes Andalous se basant sur un travail à pied. Aujourd'hui révoltée par des débourrages agressifs je monte sans filet et sans selle. Bref petit aparté pour expliquer que loin d'interdire la corrida je dis qu'elle fois pourrait changer comme les cavaliers classique ont appris à comprendre et respecter leurs animaux.
Je fais partie d'une association basée à Ales qui receuille les chevaux encornés...que dire...peu ou prou de protection, de mauvais cavalier, cheval mis au rebus car il ne "servira plus". Et puis il y a des gens dont je fais partie qui les soignont, leur reapprenons à prendre confiance dans la main humaine, aujourd'hui je pratique la doma vaquera avec certains d'entre eux.

Je vous entends souvent avec comme argument principal : l'amour du toro. Ca veut dire quoi? Moi je pense que vous aimez les sensations que vous procure la corrida, finalement l'amour de cette bete en particulier n'est-elle pas que résiduelle?

Deuxième question : vous dites que les toro sont élevés pour ca. Concretement ca veut dire quoi? Etes vous sur que si vous laissiez la porte ouverte de l'arene le toro ne s'enfuierait pas vite et loin? Moi je peux dire honnetement qu'un cheval de course je lui ouvre la porte de paddock et il se tire!!! c'est leur instinct! point c'est tout

Troisième question : vous dites que vous êtes "d'égal à égal" permettez moi quand même, n'êtes vous pas doués d'une intelligence? Pouvez vous dire stop? le taureau le peut-il? c'est de la réthorique, je ne mets pas les réponses..

Quatrième question : pourquoi avoir besoin de faire mal, de sang? ne pourrait on pas mettre en place des corridas dans lesquelles on ne plante pas ces "lances" (désolé avec les années j'ai oublié le jargon) mais au bout de chaque lance une poche de peinture qui s'éclate selon la cible? vous rigolez je pense...

Essayez de me répondre franchement le sang ne vous emoustille pas?pourquoi avoir besoin de faire souffrir c'est ca que je ne comprends pas! que vous aimiez vos toros bon pourquoi pas je le comprends, mais diable ce besoin de tuer ! quand on voit votre anarchement franchement on dirait des masaÏ en pleine jungle! sauf que eux c'est pour manger mais bon passons...

Ensuite vous me parlez de l'ambiance des corridas...laissez moi rire pour de l'ambiance ça y en a! des centaines de bourrés à tous les coins de rue! une ou deux malheureuses corridas dans l'après midi à des prix exorbitants si bien que la grande majorité des gens viennent non pas voir ce spectable mais se murger:) vous ne pouvez pas me dire non...du moins dans le sud de la France c'est le schéma type!

Ecrit par : Bénédicte | lundi, 09 avril 2007

Bénédicte, j'ai bien apprécié ta critique constructive jusqu'au dernier paragraphe, où tu sembles laisser tomber ton drapeau blanc et te laisser submerger par l'émotion au point de confondre une corrida et la féria.

Aller "faire la féria", personne n'est obligé, mais tout comme les "fêtes de village", l'alcool est présent, et ça n'est pas propre aux villes du Sud (ex: carnaval de Dunkerque, fête de la bière à Munich...etc). On peut s'amuser, il y a de l'ambiance (bonne ambiance amicale et tout et tout, tu devrais essayer !)... Et il y n'y a que très peu de "bourrés", en proportion (sauf si tu te balades vers 2/3h du matin).

Quant au prix des corridas... encore une fois désolé, mais pour 15 euros, on peut assister à une corrida de 3 heures...

Alors, comme tu pourras le lire plus haut, je ne suis pas un ardent défenseur de la corrida, je ne suis pas un "anti", mais je veux au moins défendre ma ville de Nîmes qui n'est pas un trou à barbares ivrognes.

Ecrit par : MC | mardi, 10 avril 2007

oui je fais la différence entre corrida et feria et j'y suis souvent allée (plus forcée que consentante d'ailleurs)cependant celles-çi allant de pair pardonnez mon amalgame.
Quant au prix, je regrette mais pour ne pas avoir une place en plein cagnard le prix grimpe quand même très vite.
Je regrette cependant que tu ne répondes pas à mes questions et que tu te contentes de m'incriminer sur la fin de l'article.
Comme je l'ai dit, je ne suis pas ici pour défendre la cause des anti mais pour essayer de comprendre vos motivations, la technique et les mécanismes. C'est d'ailleurs un effort despespéré (lol) pour compléter mon jugement.
Aucune personne ici ne m'a répondu sur mes questions, je pense que la plupart des opinions des anti sont écorchées car trop pleines de ressentiment c'est pourquoi j'essaie (non sans mal) de me construire une opinion "froide".
Voilà comme je l'ai dit, en temps que cavalière j'ai énormément de mal à aller dans votre sens...mais bon, une opinion nuancée est plus constructive que les extrèmes...

Ecrit par : Bénédicte | mardi, 10 avril 2007

Bénédicte, je suis entièrement d'accord avec toi, sur le fait que l'on doive "dédramatiser" le débat... débattre n'est pas s'insulter, bien au contraire.
Je n'ai pas pris la peine de répondre à tes excellentes questions parce que je m'estime beaucoup moins qualifié pour y répondre que les autre "habitués" des lieux (Antonito, Zico...etc).
Je suis arrivé ici un peu par hasard, et j'ai apporté mon témoignage en tant que spectateur, que curieux. Depuis, j'écoute les idées, bonnes ou mauvaises, mais je me garde bien d'intervenir sur des sujets qui me dépassent et que je ne comprends pas, parce que je suis étranger à ce monde.

J'ai simplement réagi à ton commentaire en Nîmois, parce que j'ai estimé qu'il n'était pas tout à fait exact sur les deux points évoqués, et qu'il entretenait des rumeurs/fantasmes sur la réalité des férias (dans les rues et sur le prix des places).
Donc, je le répète, on peut trouver des places à 15 euros. Si on n'aime pas le soleil, il faut juste être malin et bien se placer. Et le prix de la place n'est pas fonction de l'ensoleillement, il y a des places à 90 euros en plein cagnard.
A+

Ecrit par : MC | mercredi, 11 avril 2007

je suis pour les corridas car je trouve que c est un belle art c est vrai que c est dommage de tué ces taureau mais de toute façon si il ni aurait pas de corrida ils mourrai a l abatoir

Ecrit par : sohad | dimanche, 26 août 2007

je suis pour les corridas car je trouve que c est un belle art c est vrai que c est dommage de tué ces taureau mais de toute façon si il ni aurait pas de corrida ils mourrai a l abatoir

Ecrit par : sohad | dimanche, 26 août 2007

Je suis pour la corrida pour la tradition.
Celle de l'élevage. Sans la corrida les taureaux sauvages n'existeraient plus.
Les biens pensant qui pensent qu'un taureau élévé en batterie qui est obligé de manger de la farine animale pendant un an vaut mieux qu'un taureau choyé et élevé en plein air pendant 4 ans feraient bien de peser le pour et le contre.

Une mort sur un quart d'heure de souffrance, c'est une blague ! Qui la mesurée ? Pour ma part les seuls moments de souffrance sont le piquador (2 piques) et la mise à mort.

Désolé la corrida ce n'est pas plus idiot que ces sportifs dopés à la télé qui meurent en direct.

Ecrit par : yazou | samedi, 01 septembre 2007

Ayant parcouru tous ces messages, je voudrais juste conseiller à tous ceux qui s'intéressent d'une manière ou d'une autre à la corrida de lire un livre intitulé "Philosophie de la corrida", écrit par Francis Wolff. Pour les Nîmois, il est - je crois- facilement trouvable chez Goyard.
Il est loin d'être rébarbatif, et pour ma part, il m'a beaucoup donné à réfléchir, notamment sur les rapports qu'entretient l'homme avec l'animal...

PS : je dois dire que je suis agréablement surprise par la qualité des débats, et par la qualité des articles d'antonito!!!

Ecrit par : Anne | mardi, 18 septembre 2007

Je suis très inquiet de la montée de ces ayatollahs qui détiennent la vérité et qui au nom de je ne sais qu'elle pitié veulent interdire tout ce qui ne leur convient pas !

L'interdit est insupportable d'autant que dans ce cas il est anti-productif et imbécile. Pourquoi se battre pour éviter la soi-disant infamie de la corrida lorsque l'on sait que les taureaux d'abattoir, toujours plus dégénérés à force de croisement pour obtenir plus de poids, souffrent plus et toute leur pauvre vie.
Ce qui m'inquiète le plus, c'est d'imaginer ce que ces despotes auront à coeur d'interdire aprés la corrida !

Ecrit par : Thierry | samedi, 06 octobre 2007

Bonjour,
je suis étudiant à Lille et je recherche des informations sur la tauromachie pour animer un débat dans le cadre de mes études...
Eh bien je crois que j'ai trouvé ma source! Quel débat de qualité!
Pour ma part je ne peux pas juger cet art puisque je n'ai pas été une seule fois à la corrida.
Mais je pense qu'on n'a pas à exposer la vie d'un homme face à un taureau, ni la vie de plusieurs cheveux pour les laisser crever sur l'arène.
Et je pense que, même si c'est une vielle tradition de faire mourir le taureau à la fin du spectacle (ce qui n'est pas toujours le cas je crois?), on devrait éviter cela, ainsi que de le faire souffrir avec des piques ou autre chose.
Je ne crois pas nécessaire de supprimer la corrida qui attire tant de gens, mais on doit prendre plus en considérarion qu'à chaque spectacle il y a la mort d'un animaux, régulièrement de cheveaux et enfin parfois de toreros, ce qui est regrettable.

Votre passion ne changerait rien si on enlevait les piques, l'épée et les chevaux?

Ecrit par : Emmanuel | mardi, 09 octobre 2007

Cher Emmanuel,
Je crains que, comme tu habites à Lille, tu sois très mal informé sur cette pratique. Il est certain, et je le conçois, que la tauromachie peut choquer par des rituels qui sont d'un autre monde. La mort, n'est pas un spectacle, la mort signifie la vie. Nous vivons dans une société qui oublie trop souvent que la vie est s'achève par la mort. La tauromachie, c'est en quelque sorte, l'histoire de la vie. L'éleveur élève son toro de combat durant quatre longue années, il l'aime (contrairement à ce que l'on a pu dire) et souhaite qu'il révèle aux spectateurs toute sa bravoure et sa noblesse. Les piques, les banderilles et tout le travail de matador permet cela et si on vient à épurer cette besogne, on perd l'essence pure du la tauromachie. En cette période de coupe du monde de rugby, on peut comparer ces quelques moments de combat âpre aux travail des avants dans une mêlée. Deuxièmement, et ce n'est plus d'actualité depuis près d'un demi-siècle, les chevaux ne meurent plus dans les arènes. Qu'ils soient chevaux de picadors (qui avant n'étaient pas perçus comme animal de compagnie avec toute l'empathie que cela veut dire, ils étaient plutôt vus comme étant des bêtes de travail) ou bien chevaux de rejon (corrida équestre) il n'y a plus (ou alors très très très très très peu et là je te pries de me croire et de me faire confiance) de mort dans l'arène.
Dans tous les cas je me tiens tout naturellement à ta disposition sur n'importe quel sujet qui touche de près où de loin à la corrida.

Ecrit par : antonito | mercredi, 10 octobre 2007

Amis, j'invite quiconque se sait vivre à inscrire plus bas ses mots de conscience et de passion quant à la tradition tauromachique. Sa beauté mystérieuse convoque une exubérance libre que d'aucuns réduisent à la cruauté. Nous n'abdiquons pas ce terme. Mieux, nous lui assignons une portée civilisatrice. De l'ordre du raffinement extrême. Cela au nom d'une guerre ouverte déclarée à la décomposition antinaturelle des existences. L'Interdiction fait le lit de l'horreur. Les disciples de la cause animale dans sa forme efficiente ne se fourvoient pas dans l'aversion de ces pratiques millénaires que sont la chasse et la mise à mort du taureau. Activités pleines d'exigences, parties liées avec l'amplitude du Vivant, souverainement mortelle. Non, il y a une forme d'engeance misérable à l'oeuvre dans le bannissement organisé des dernières stupéfactions réelles. Dont est la corrida. Vendez la peau de la corrida et vous perdrez l'un des accomplissements spirituels de ce monde, au même titre qu'une toile de Picasso en son temps, invariablement intolérables aux faux sages. Amis, faites entendre ici votre compréhension du plus vivant dans l'homme...

Ecrit par : edouard de Mirand | jeudi, 18 octobre 2007

e voudrai faire un debat en cour a la fac sur la corrida.Je suis totalement contre la douleur infligée aux taureaux pour le simple plaisir de l humain.Je manque d arguments pro-corrida,pourriez vous me répondre en toute sympathie?
Qu est ce qui fait de la corrida un art?En quoi la tradition justifie l autorisation de la corrida que dans certaines region?.
J ai entendu parlé d amour et du respect du taureaux.Comment peut on aimer et donner des coups et mettre a mort un etre vivant?N est ce pa plutot l amour du risque et de la domination d un etre tres puissant?
Pourquoi corrida et feria sont elles indissociables ?
Soutiendriez vous un art qui donne de la soufrance a d autres etres vivants que le taureau?
Merci de me repondre...

Ecrit par : elise | jeudi, 08 novembre 2007

Bonjour Elise,
Tout d'abord je ne te donnerai pas "d'arguments pro-corrida" car il n'y en a pas (tout comme les arguments antis d'ailleurs). Par contre, je peux te répondre en toute sympathie car, contrairement à ce que l'on peut croire, les amateur de tauromachie ne sont pas tous des sanguinaires et des personnes non civilisées...
Ce qui fait de la corrida un art, c'est ce qu'elle entraîne. Au départ, la tauromachie n'était pas un art, elle était un combat. Par la suite, avec l'évolution des civilisations et des sociétés, elle est devenue moins âpre (quoique ce n'est pas toujours le cas avec les corridas dites "toristas" ou le toros est un animal élevé pour le combat au sens propre du terme). La corrida est artistique car les hommes et femmes qui la pratiquent démontrent à chaque fois qu'ils entrent en piste des valeurs artistiques. Bien sur, ce ne sont que des humains chez qui les erreurs et les défaillances sont parfois visibles. Mais ne serait-ce pas l'Art qui pousse l'Homme dans ses derniers retranchements? Ne serait-ce pas l'Art qui montrent à une société son reflet? La corrida touche de prés toutes les émotions qui unissent ou défont les peuples. Elle touche la vie, la mort, les blessures, les "tortures", le sublime, la douleur, la joie, le bonheur, la tristesse, toutes les défaillences mais aussi toutes les qualités des Hommes. En quelques mots, voilà pourquoi la corrida est un art.
En aucun cas, la tradition rentre en ligne de compte si ce n'est qu'à mon humble avis, la corrida ne peut se pratiquer qu'aux endroits où elle est implantée et non sur la superficie entière de notre planète. Je me fous éperdument de la tradition taurine, ce que je regarde avant tout, ce qui me touche en premier lieu, c'est de voir des hommes et des femmes qui apprécient ce pourquoi ils ont payé la place. Je me doute bien que le football n'est pas apprécié partout sur la planète, il en est de même pour la tauromachie. Je ne demande rien à personne, je ne demande surtout qu'on aime la tauromachie mais je suis certain qu'elle apporte énormément au développement culturel de certaines régions. Dans le grand bassin du Sud de la France, la corrida est plus ou moins appréciée, je ne souhaite pas l'implanter à des endroits où elle n'aurait rien à y faire, je souhaite simplement que 'lon me laisse tranquille afin que je puisse regarder à ma guise un spectacle que j'apprécie certainement plus que tout. La corrida existe et pour le moment elle n'a aucune raison de disparaître.
Il est certain qu'il existe de l'amour, de la passion et de l'empathie et de respect autour de la corrida, du toro et des toreros. Je connais très bien quelques éleveurs de toros braves et je peux te dire qu'ils donnent tout leur amour à leurs bêtes. Quand je vois un homme qui pleure parce que le toro qu'il a élevé comme un fils s'est révélé comme un toro de qualité, cela me touche au plus profond de mon âme. Il n'existe pas d'éleveurs qui font ce dur métier seulement pour l'argent, car je te l'avoue, 90% des éleveurs ne gagnent pas d'argent en élevant des toros de combat. C'est la passion qui parle. Quiconque entre dans une arènes afin de combattre un toro a plus de respect envers lui que je n'en ai pour les gens qui m'entourent. La corrida pporte une raison d'être, elle éduque à la vie, à la mort et on peut retrouver dans chaque corrida, tous les sentiments que l'on éprouve tout au long d'une vie. Il n'y a pas de corrida parfaite car il n'y a pas de monde parfait mais ne sommes-nous pas obstinément à la recherche de l'Eden?
Personne n'aime tuer un être vivant, cependant, afin que la vie résulte d'un combat, il faut son pendant la mort. C'est ainsi que la tauromachie prend tout son sens. La corrida n'est pas plus affreuse qu'un film américain où l'on voit (pour de faux mais certains l'oublient) des lambeaux de chair et des effusions sanguins à tout va. La corrida est vraie, elle est vraie jusqu'au bout mais elle n'est en aucun cas perverse.
Feria et corrida sont indissociables pour la simple et bonne raison qu'elles sont, ensemble, l'essence de ce que l'on appelle la "fiesta brava"'. Il n'existera jamais une feria sans tauromachie et vice-versa. On peut faire la fête sans corrida mais on ne peut pas faire une feria (ou alors on nomme cette organisation différement!).
En réponse à cette dernière question, oui, je soutiendrai cet art qui, et personne ne peut le nier, donne des souffrance à un animal. Mais après il faut savoir quel genre de souffrance est préférable pour un animal. Je ne soutiens pas l'élevage en batterie des poulets, des boeufs ou encore des poissons. Ces pratiques sont déplaisantes, elles font souffrir les animaux qui, en plus, ne vivent que très peu de temps. Il faut savoir qu'un toro de combat vit quatre longue et heureuses années dans un champs, en toute liberté et loin des élevages intensifs. Il a la chance, l'honneur d'avoir une fin digne, contrairement au reste des élevages, et il est certainement le seul qui peut se targuer de mourir la "tête haute" en prouvant qu'il est un animal d'exception. Le toro est l'animal le plus attachant de la terre, il a à la fois ce côté sauvage mais aussi ce côté qui lui permet de transmettre des émotions qu'aucun autre animal ne peut transmettre. Le toro bravo est un animal qui a de tous temps attiré la curiosité des hommes. C'est aussi pour cette raison qu'il a le droit de vivre une vie pleine en connaissant le bonheur de vivre en liberté et de mourir pour se défendre et prouver qui il est.
Voilà les réponses aux questions que tu m'as posé, si tu as besoin de plus de renseignements ou encore de me téléphoner pour avoir d'autres informations, je t'invite à le faire. Tu comprendras que j'aime plus que tout cet art et que je ne laisserai personne l'entacher de basse manière.

Ecrit par : antonito | jeudi, 08 novembre 2007

bonjour
Vous dites que les toréadors aiment les toros et les picadors aussi . Moi j'aime ma femme alors je lui ai planté
deux banderilles ,elle n'a pas apprécié du tout .Je lui es dit
que c'était parce que je l'aimais énormément mais elle ne m'a pas crue .Elle est partie Merci

Ecrit par : Grognux | vendredi, 16 novembre 2007

très cher Grognux,
Je crois qu'avec des arguments comme ceux que tu avances, tu n'as aucune place ici. J'aime, j'adore, je suis l'un des plus fervants défenseurs de l'ironisme, du cynisme et de l'humour noir, mais il me semble que nous ne sommes pas là pour en faire. Le sujet dont nous parlons, en tout sérérinté ici, est bien plus grave et je ne suis pas certain que l'on puisse débarquer comme une fleur et balancer des commentaires aussi insensés que le tien.
Merci tout de même de cette participation éphémère qui n'aura rien amené à notre discussion!

Ecrit par : antonito | samedi, 17 novembre 2007

Pour répondre au premier message ( de Claire je crois), c'est certain qu'il y a de la pourriture dans ce milieu puisque déja Hemingway dans Mort dans l'aprés-midi dénoncait les pratiques obscures de certains éleveurs et toreros en espagne dans les années 30.. Il s'insurgeait contre les éleveurs et toreros qui ne faisaient ca que pour l'argent, qui droguaient les toreaux, et contre les matadors qui exigeaient de leurs picadors et banderilleros qu'ils placent mal et trop profondément leurs piques uniquement pour affaiblir le taureau, au lieu de chercher à ralentir sa course à régulariser le port de sa tête et à corriger ses éventuels défauts comme ca devrait être...
Hemingway disait aussi que tous les moyens étaient bons pour punir ces toreros tricheurs, et ca pouvait même aller jusqu'à la bastonnade par les aficionados.. donc c'est clair qu'il y a des pratiques mauvaises et déloyales dans la corrida, mais les premiers à s'insurger contre ce sont les aficionados qui aiment profondément le taureau...Ainsi je crois que la plupart des toreros et éleveurs aiment profondément le taureau, et ce ne sont pas quelques brebis galeuses qui peuvent permettre de dire que la corrida est immonde parcequ'on drogue les taureaux, etc...
Le vrai supporter de foot est passionné par le jeu, et c'est le premier qui est désolé de voir toutes les magouilles, le dopage, les détournements de fonds, etc qui sévissent dans son sport.. de la même manière, chez l'aficionado seule compte l'aficion, ainsi cet argument ne plaide pas contre la corrida mais bien pour elle, puisque c'est au nom de la pureté de cet art que les aficionados sont désolés lorsque il est avéré que certaines pratiques mauvaises ont lieu comme le fait de droguer les taureaux...

Je reprend aussi l'argument de "l'observateur" mais dans l'autre sens : pour moi plus on parlera de la corrida, plus les gens chercheront à en comprendre le sens, plus ils tomberont sous son charme, modèreront leurs opinions et finiront même peut-être par devenir aficionados...car cet art est l'une des plus belles choses qui existent dans ce bas-monde. comme le disait encore hemingway lui même, il est tombé presque par hasard dans la corrida, par curiosité, il pensait au début trouver les courses de taureaux barbares, brutales et sans intérêts.. mais par la suite quand il a commencé à en saisir le sens et la beauté il est devenu le plus fervent des aficionados.. ainsi les "antis" devraient se méfier, à force de s'insurger contre la corrida, ils vont pousser bcp de monde à s'y intéresser et à se passionner pour elle..

Ecrit par : Thomas | vendredi, 07 décembre 2007

Voilà quelqu'un de sensé!
Cher Thomas, tu défends très bien ton morceau de steak. Maintenant je n'aime pas trop que l'on prenne des références antérieures à ce qu'il se passe aujourd'hui dans nos arènes car, comme tu le sais certainement, il peut y avoir d'énormes contre sens et c'est ainsi qu'une grande majorité de la population non aficionada croit encore que des centaines de chevaux meurent chaque année dans l'arène et que les toros sont drogués, ou même mieux affaiblis de quelques manières que ce soit par l'Homme rentrent en piste aveuglés ou sans la totale possession de leurs moyens. C'est pour cette raison que j'invite bien sur tout le monde à lire Hemingway tout en gardant à vue qu'il s'agit d'écrits anciens, d'une autre époque et que le 20ème siècle, en passant par là, a fait le ménage sur les plus grosses "embrouilles" ou "malversations" de cet art car il ne faut pas se le cacher, il y en a eut, et il y en aura encore. Il faut que chacun d'entre nous comprenne que dans toute discipline (la tauromachie est à la fois un art, un rituel et un sport) il y a des tricheurs, des petits malins qui ne voient que leurs simples intérêts et qui font du tort à tout la population aficionada dont nous sommes de fervents défenseurs.
Encore une fois, merci pour cette belle contribution qui fait avancer le débat et donne une idée nouvelle sur le sujet.

Ecrit par : antonito | vendredi, 07 décembre 2007

moi je suis pour la corrida car j'aime la corrida,je vais a des corrida et je trouve ca bien.malgré la soufrance des toros le reste du spectacle est magnifique,les toros sont beau.mais je suis contre se qui veulent interdir la corrida car elle permet a des petite villes,des villages a survivre en france comme en espagne.e